avril 14, 2024

Goma Culture : première restitution du projet Artistique ”HORA”

Voici le leitmotiv : L’art comme thérapie des personnes victimes de différentes formes de violence. Ce mercredi 25 mai 2023, des femmes vivant dans le camp de Don Bosco à Goma (ville volcanique du Nord Kivu en RDC) ont fait un spectacle de restitution ateliers artistiques reçu avec des formateurs de différentes disciplines telles que la danse, le sketch ainsi que le chant. Devant un public des déplacés, la septantaine de femmes a ainsi fait passer des messages de cohabitation pacifique, du vivre ensemble, de paix…

C’est dans le cadre du Projet HORA (acronyme signifiant « Hommes qui réparent les Ames ») que la Compagnie théâtrale des Attaquants en collaboration avec des formateurs en danse et en musique ont d’abord travaillé une semaine durant avec ces déplacées à travers des ateliers avant de restituer publiquement dans le camp des déplacés de Don Bosco.

Pour rappel ce camp situé au Nord de la ville de Goma est formé par des déplacés internes de guerre des FARDC avec le M23 dans le territoire de Rutshuru. A en croire Sylvain Kasereka, il s’agit d’un projet utilisant l’approche artistique pour guérir les âmes.

’’ Beaucoup des personnes vivant dans le camp subissent différentes formes de violence et traumatismes. Avec la danse, le théâtre et le chant, nous avons voulu leur faire oublier des atrocités qu’ils ont traversées tout en leurs donnant espoir que la paix reviendra un jour », renseigne-t-il.

Au total, 70 femmes parmi lesquels 40 femmes déplacées et 30 encadrés par le Centre Don Bosco Ngangi dont l’âge varie entre De 15 à 70 ans. Celle-ci ont ainsi participé aux ateliers de la Danse primitives, des expressions corporelles, le partage du Sourire, prendre la parole en public, la présence scénique…

Après la restitution, Aziza Gakuru, déplacée et bénéficiaire témoigne avoir passé un bon moment avec des encadreurs. N’ayant pas une activité, elle indique que grâce au groupe, des amitiés se sont créées même avec des personnes n’étant pas de la même tribu ou origine : ‘’nous nous sommes bien amusés, oubliant nos souffrances’’, lance-t-elle, soulagée. Elle souhaite que le projet s’élargisse à d’autres camps des déplacés.

En attendant que la paix revienne dans les zones d’origine pour un retour pacifique. Tel est le vœu partagé par les locataires de ces camps de fortune.

Albert Le Chauve

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