Le 25 octobre, Goma découvre « Salaire », la nouvelle mini-série de CLAP Films. Portée par Hyacinth Honey et Isaac Mastaki, l’œuvre interroge le prix de nos choix. Sa première projection prendra la forme d’une Journée des Arts et Images, entre slam, mode, danse et humour. Entretien avec Hyacinth Honey.
Un salaire qui ne se compte pas en dollars
Le titre intrigue. Amour, sacrifice ou trahison ? Pour Hyacinth Honey, il dépasse largement l’argent. « Le titre Salaire symbolise le prix de nos choix et les conséquences de nos actes », explique-t-elle.
Ce prix est aussi émotionnel, familial et spirituel. « Le film nous invite à réfléchir à la responsabilité de nos décisions », résume l’actrice.
La mariée, l’amour et le regard des autres
Sur l’affiche, une mariée au regard grave tient son bouquet. Le mariage, la dot et les pressions sociales pèsent lourd chez les jeunes de Goma. La série s’en empare sans juger.
« Le mariage et les attentes sociales sont des sujets qui méritent réflexion », souligne Hyacinth Honey. « Salaire » invite à s’interroger sur l’amour, les responsabilités et l’influence de la société sur nos décisions, tout en respectant les valeurs culturelles.
Le message central est clair : chaque choix a des conséquences. Famille, valeurs, fréquentations, responsabilité personnelle : la série veut divertir, mais aussi « susciter une véritable prise de conscience ».
Acteurs et musiciens, un casting passerelle
Aux côtés du duo de tête, la série accueille des invités venus de la musique, comme Sherif Sheke et Brayant TheGift. Un choix assumé. « Nous avons voulu réunir des talents capables de servir l’histoire et de donner de la profondeur aux personnages », explique Hyacinth Honey.

Cette rencontre entre acteurs et artistes musiciens traduit une volonté : jeter des ponts entre le cinéma et les autres disciplines.
Derrière la caméra, on retrouve Bénite Chipanga à la réalisation, Tony Mungamba à l’image, Kendrick Radjan au son, Tony Mungamba et Kendrick Radjan à la direction photo, et Tempo Beatz à la musique.
Une première pensée comme une fête des arts
Pas de simple projection classique pour lancer « Salaire ». L’équipe a choisi une Journée des Arts et Images, où le cinéma partage la scène avec le slam, la mode, la danse et l’humour.
« Nous voulons faire de cet événement une célébration de la créativité locale », affirme Hyacinth Honey. L’ambition : valoriser les talents de Goma et montrer la richesse de son industrie culturelle.
Créer à Goma reste pourtant un combat. Le financement est le premier obstacle, suivi des contraintes matérielles et sécuritaires. L’équipe tient bon, convaincue que la ville a un potentiel artistique capable de rayonner bien au-delà de ses frontières.
Et après le 25 octobre ?
Saison 2, tournée dans l’Est ou nouveau projet ? Rien n’est encore tranché. « Le 25 octobre marque une étape importante pour Salaire », confie Hyacinth Honey. La priorité est de présenter l’œuvre et de mesurer l’accueil du public.
CLAP Films espère ensuite porter la série dans d’autres villes, tout en restant ouverte à de nouvelles perspectives.