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DBLAQ : « On n’est pas là pour convaincre tout le monde »

Dans le paysage bouillonnant de la musique urbaine à Goma, certains artistes brillent par leur omniprésence médiatique, tandis que d’autres préfèrent laisser leur art parler pour eux. DBLAQ (DiBlack Yamotema) fait indéniablement partie de cette seconde catégorie. Récemment invité sur le plateau de Radio de Rue (Zik+ TV) , l’artiste a imposé son style : celui d’un bosseur discret, imperméable aux rumeurs et focus sur son art.

Mais alors, qui est réellement cette voix d’or que la nouvelle génération s’arrache, et comment gère-t-il son ascension ?

Un artiste de l’ombre qui vise la lumière

Considéré par les observateurs culturels comme l’un des talents les plus purs de la ville, DBLAQ ne prend pas ce statut pour acquis. Loin des postures de star, il se définit avant tout comme un travailleur de l’ombre : « Je dirais que je suis quelqu’un qui se bat beaucoup, quelqu’un qui veut représenter Goma à travers de la bonne musique ».

Cette déclaration résume à elle seule sa philosophie. Là où d’autres cherchent le buzz rapide, lui cherche l’impact et l’exportation de la culture de l’Est de la RDC par la qualité de ses productions.

Fidélité et focus : Loin des faux débats

La vie d’un artiste à Goma est souvent jalonnée de rumeurs de couloirs, de clashs et de séparations fictives. Récemment, le public s’interrogeait sur ses relations avec le collectif Flex. A cette question d’Augustin Mosange, DBLAQ a profité de sa tribune pour couper court aux spéculations avec une clarté désarmante : « Flex, c’est la famille. Je suis toujours dedans ».

Cette loyauté envers sa structure d’origine montre une maturité rare. L’artiste sait d’où il vient et refuse de sacrifier ses bases pour nourrir la chronique locale.

Face aux critiques : La philosophie du détachement

Pour David Kasi, On reproche parfois à DBLAQ  » souvent à tort  » peut-être, un manque de communication ou une trajectoire de carrière trop mystérieuse. À ceux qui estiment qu’il ne prend pas sa carrière assez « au sérieux » ou qu’il manque de vision, l’interprète répond avec un flegme impressionnant :

« On n’est pas là pour convaincre tout le monde. Je sais qu’il y en a qui voient ce qu’on est en train de faire, les efforts qu’on fournit. Le plus important pour nous, c’est de se concentrer sur ceux qui sont avec nous. Le reste, voilà quoi. »

C’est là toute la dualité de DBLAQ : un artiste conscient de sa valeur, qui refuse de s’épuiser à justifier ses choix artistiques ou managériaux auprès des sceptiques. Il avance au rythme de ceux qui croient en lui.

Le Live comme ultime argument

Si ses prises de parole sont mesurées, c’est sur scène que DBLAQ devient bavard. Invité en live par Yves Kalwira, sa récente performance acoustique en plein air a rappelé à tout le monde pourquoi son nom circule avec autant d’insistance. En mélangeant habilement le swahili et le français sur des thématiques amoureuses ultra-sincères, il prouve que sa technique vocale et son pouvoir d’émotion restent ses meilleures armes.

Quand DBLAQ chante, les doutes s’effacent, les critiques se taisent, et le public de Goma se rappelle qu’il possède là un joyau brut. L’histoire est en marche, et elle s’écrit de la plus belle des manières : en musique.

Pour comprendre la puissance de ce phénomène, découvrez sa session live et son entretient exclusif dans l’émission complète sur la chaîne YouTube de Zik Plus TV : Visionner la vidéo ici.

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